SITUATION GENERALE DES DROITS HUMAINS EN HAÏTI A LA VEILLE DES ELECTIONS ANNONCEES POUR LA FIN DE L’ANNEE (Juin 2005 )

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Le 29 février 2004, suite à un soulèvement populaire et une insurrection armée, le Président Jean Bertrand Arisitide a quitté le pouvoir et est exilé au pays d’un grand homme de paix, Nelson Mandela.  Le Président de la Cour de Cassation, Me Boniface Alexandre, prêta à la primature, en présence du Premier Ministre du Gouvernement Lavalas, Monsieur Yvon Neptune, le serment «d’observer fidèlement la constitution et les lois de la République, de respecter et de faire respecter les droits du peuple haïtien, de travailler à la grandeur de la Patrie, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire ».

 

Cependant, le premier acte du nouveau Président, fut de solliciter de l’organisation des Nations Unies (ONU) l’envoi en Haïti d’une force multinationale.  Il cohabita avec le Gouvernement Lavalas jusqu’à la mise en place du Gouvernement intérimaire le 17 mars 2004.

 

Une Commission tripartite composée de Paul Denis représentant la Plate Forme Démocratique de l’opposition au régime Lavalas, le Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger,  Lesly Voltaire représentant le parti Lavalas et M. Adama Guendo, représentant résidant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)  en Haïti pour la communauté internationale mit en place un Conseil des Sages composé de sept (7) membres (Lamartine Clermont – Marc Donald Jean – Anne Marie Issa – Christian Rousseau – Danièle Magloire – Ariel Henry – Paul Emile Simon).  En date du 9 mars 2004, le Conseil des Sages désigna le citoyen Gérard Latortue au poste de Premier Ministre.

 

Le Président de la République, par arrêté en date du 11 mars 2004, publié au Moniteur du lundi 15 mars 2004 nomma le citoyen Gérard Latortue au poste de Premier Ministre.  Le Gouvernement intérimaire  entra en fonction le 17 mars 2004 avec pour mission principale de créer les conditions essentielles à l’organisation d’élections générales crédibles et honnêtes dans deux (2) ans.  L’une de ces conditions était la mise en confiance des électeurs par la création d’un climat favorable au respect des droits humains.  Comment se présente la situation générale des Droits Humains en Haïti ?  Le présent rapport couvre la période de mars 2004 à mai 2005 afin d’offrir  à tout un chacun des éléments objectifs d’appréciation, plus d’un  (1) an après la prise de fonction de ce Gouvernement……

Rapport PDF – Situation Général des Droits Humains Elections