Vue d’ensemble du programme de surveillance

Au cours des années écoulées, le RNDDH a utilisé la méthode des visites systématiques et des visites de routine dans les institutions-clés à travers tout le pays — une méthode qui s’est avérée efficace dans l’observation du fonctionnement quotidien de ces institutions. Ces visites surprises ont révélé au RNDDH les tares de la Police Nationale d’Haïti (PNH), celles des prisons haïtiennes et celles enfin de l’appareil judiciaire haïtien. Elles ont fourni au RNDDH l’opportunité d’intervenir, non seulement  dans des cas individuels, mais aussi d’arriver à des conclusions d’ensemble sur la performance de chaque institution. Ces visites ont mis à nu des faiblesses spécifiques justifiant les démarches pour plaider en faveur du changement auprès des hauts placés au sein de chaque institution.

Depuis le séisme du 12 janvier 2010 et l’apparition du choléra, le RNDDH, profondément préoccupé par ces évènements, a de nouveau élargi son programme de monitoring afin  d’effectuer des visites aux camps d’hébergement des personnes déplacées (IDP) et aux sites de relocalisation,  et afin de collecter des données sur tout autre mécanisme de réponse, local et international, aux désastres/épidémies. Ce, en vue de recueillir, lors de ces interventions, des informations sur le respect des droits humains. Une telle observation permet au RNDDH de présenter une analyse approfondie sur les efforts de reconstruction, sur le travail réalisé par les organismes d’exécution, ainsi que sur le degré d’adhésion de leurs interventions aux principes de l’HAP (Humanitarian Accountability Partnership). Cette analyse permettra également de déterminer si ces interventions rapprochent ou éloignent l’Etat de son rôle de fournisseur, solide et indépendant, des services sociaux de base, qui respecte et protège les droits humains de ses citoyens.

Cliquez ci-dessous pour en apprendre d’avantage sur les contextes spécifiques selon lesquels le RNDDH pratique sa surveillance en matière des droits humains :